Presse - articles
Magazine artistique Névadart
Je suis très honorée d'avoir été invitée à exposer mon travail dans ce magazine artistique international et de référence. Sa vocation est de valoriser la créativité, l'authenticité et l'art contemporain. Cette reconnaissance est une étape précieuse dans mon parcours d'artiste peintre et plasticienne. Pour moi, la création est une aventure quotidienne, un dialogue entre matière, émotion et sensibilité. Voir mon travail être reconnu, auprès d'une équipe aussi professionnelle et passionnée, est une vraie source d'inspiration. Je remercie Névadart pour cette belle visibilité, et je remercie aussi toutes les personnes qui me suivent sur les réseaux. La création continue...
Critiques d'art
Véronique Fabre - Professeure Ecole Supérieure Beaux-Arts Nîmes
LA RENCONTRE
La rencontre comme fil rouge pourrait bien résumer Christiane Caparros-Teste.
De cette insatiable curiosité qui la conduit à échanger, dorénavant uniquement avec de bonnes personnes depuis qu'elle a pris son destin en main. Ne plus endurer et choisir. Ne rien oublier des coups qui sont là dans les regards, dans les cicatrices aperçues sur une feuille, sur l'accroc d'une toile, dans la page découpée. Partout dans son œuvre picturale débridée, affranchie : libre.
La rencontre, et les échanges qui en découlent, prédomine chez elle, comme son seul credo. Bonheurs opportuns.
De la boite rouillée qui gardent toute la mémoire des sardines mortes telle une stèle, d'un seau usé dont on a ingratement oublié tous ses services, ou d'un morceau de grille trop petit devenu inutile. De lettres "anonymes" mais sans corbeau : mieux, un message d'amour.
Le regard de Christiane voit tout. Elle ressent tout. Aucun sens ne lui échappe. Pas même dans le moindre objet jeté ou rejeté. Chez elle tout est mémoire. Un verre brisé qui rappelle la corde brisée au doigt d'un guitariste du poème de Louis Aragon. Ou, encore, ces bois brûlés dont la morsure sacrilège des flammes n'en révèle que mieux leurs sublimes veinages. Pas besoin de feu pour imaginer quelques sinistres autodafés.
Alors, des noms, des faits se dit-on devant les œuvres de cette artiste. De sa mémoire ou de celle de l'histoire de l'humanité. On sait qui signe et compose mais Christiane ne dénonce personne. Pourtant qui à brûlé ? Qui a profané la nature en jetant une boite de sardines ? Quel pollueur, quel pyromane, quelle personne toxique frappe un enfant ou une femme ? On devra seulement se satisfaire du silence dans son expression philosophique. Le silence, non pas comme un
assentiment ni moindre complicité, mais seulement comme refuge.
Les larmes ne font aucun bruit quand elle coulent, s'échappent et roulent. Ce silence là claque et craque dans ses œuvres. Ce refuge hurle. La honte a résolument changé de camp. Si Joseph Beuys affirme "montre ta blessure", Christiane préfère l'intimité à l'exhibition, se rapprochant de la toile de Munch. On y est libre d'entendre ou pas le silence des larmes. De voir ou pas. Sublimer l'intimité. La préférer à une quelconque starification stérile pour mieux communiquer entre ses œuvres et le public, intrinsèquement, sans maquillage ni artifices, ni faux-semblants.
Christiane, je la vois comme les 3 singes mais sans les mains mutilantes, et, pas besoin de lui apprendre à faire la grimace : le pied de nez, elle maitrise. Mais tout en douceur, en sensualité. Un rendez-vous intime avec cette artiste sympathique au sens étymologique mais pas que.